A l’hôpital tous les indicateurs du malaise profond ont viré au rouge.

Non à la prime, oui à une prise en considération des soignants à l’hôpital public. La colère des soignants des urgences est le reflet exacerbé de ce qui se passe dans l’hôpital. Des contraintes économiques ont transformé, à marche forcée, les organisations, réduisant le nombre de soignants au chevet des patients. Lorsque l’on vient à l’hôpital on recherche des professionnels confirmés et experts dans leur spécialité mais aussi qui prennent soin de vous. Les Infirmiers et les aides-soignants souffrent de ne plus exercer leur métier dans les règles de l’art. Les valeurs des soignants sont bafouées à l’hôtel de la rentabilité. Nous sommes dans une spirale infernale : toujours faire plus avec moins ! Depuis plusieurs mois au CHU de NANTES des équipes se mettent en grève pour réclamer des moyens humains. La demande n’est pas démesurée : uniquement pallier les absences ! Les effets néfastes de cette colère commencent à se faire sentir : les écoles d’aides-soignants peinent à recruter. Certains services ont des difficultés à fidéliser des infirmières : En psychiatrie ou auprès des personnes âgées par exemple. Le sentiment d’appartenance mise en avant par la direction n’est plus une réalité vécue par l’ensemble des professionnels du CHU. Les infirmières sont fatiguées, l’ambiance de travail ne cesse de se détériorer. Cela fait au moins une décennie que les soignants paramédicaux sont absents des différentes réformes de la santé. Le ministère propose une mission « stratégie d’ensemble » alors qu’il faut des humains pour soigner les humains. Acteurs Santé CFE-CGC veut faire entendre sa voix.

Jacqueline et Sylvie

1 réflexion au sujet de “A l’hôpital tous les indicateurs du malaise profond ont viré au rouge.

  1. L’efficience : ce mot qui sonne et résonne dans les oreilles des soignants depuis maintenant quelques années est devenu douloureux à entendre. Certes, nous étions tous attachés à rendre notre hôpital moins couteux, plus fonctionnel dans l’idée d’un service rendu de qualité pour les patients accueillis. Cependant aujourd’hui efficience rime malheureusement avec insuffisance, celle du nombre de professionnels au lit du patient , avec souffrance, celle des professionnels qui ne répondent pas au cœur de leur métier. La logique comptable ne peut pas être aujourd’hui la seule logique pour la gestion d’un hôpital. nous devons penser aux patients et aux soignants qui les soignent.

Répondre à ronan Annuler la réponse